Être résilient : c’est quoi ?

En physique, la résilience traduit l’aptitude d’un corps à résister aux chocs.

Au Japon, la métaphore de la résilience est illustrée avec le Kintsugi ou Kintsukuroi (la valeur de la fêlure), une méthode de réparation des porcelaines ou céramiques brisées au moyen de laque saupoudrée de poudre d'or… « Mettez de l’or sur vos blessures, ainsi réparées, l’objet prend toute sa valeur d’avoir été brisé. Orné de sa cicatrice, il raconte son histoire et nous enseigne qu’un « accident » n’est pas une fin en soi mais peut devenir le début de quelque chose de plus beau ».

Le concept de résilience fut popularisé par Boris Cyrulnik, éthologue, neuropsychiatre et psychanalyste. Selon lui, la résilience est la capacité d’une personne ou d’un groupe à se développer, à continuer de se projeter dans l’avenir, en dépit d’événements.

Adaptée à la psychologie, la résilience désigne la capacité d’un individu à surmonter des épreuves, des  moments douloureux, à se développer et à reprendre le pouvoir, en dépit de l’adversité. C’est être capable de rebondir suite à un évènement difficile, traumatisant, c’est un ressort psychologique qui témoigne de la force intérieure pour se dépasser, s'accrocher, ne jamais baisser les bras. Si certaines personnes semblent détenir cette force naturellement, d’autres devront apprendre à mobiliser de l’énergie, pour devenir résilient.

 

Concrètement, comment se traduit la résilience ?

La résilience se développe à partir des caractéristiques propres à chaque personne (mécanismes de défense, personnalité…), mêlant dimensions cognitive et comportementale. Le degré de résistance varie avec le temps et selon les contextes.

Les expériences traumatisantes et stressantes peuvent rendre les individus plus sensibles ou, au contraire, les rendre plus insensibles.

La résilience n'est pas résistance. La résistance refuse, rejette. La résilience accepte la difficulté, l'intègre, apprend à vivre avec, à rebondir, voire même à se délivrer d’un passé douloureux pour en sortir grandi.

Selon les spécialistes, le mécanisme du processus de l’attitude résiliente passe par plusieurs phases :

  • En premier lieu, le mécanisme de défense se met en place, la réaction peut se manifester par une révolte, un refus d’être confronté au malheur.
  • Puis, canalisée, cette réaction se transforme en énergie, une force pour remonter la pente. L'envie de s’en sortir, en cherchant à atteindre un objectif, une nouvelle perspective.
  • Cette étape passe souvent par une attitude de déni, de fuite, cherchant à montrer une image de soi comme étant une personne forte pour se protéger face à l’entourage.
  • Enfin, le résilient aura tendance à développer une forme d’humour et d’autodérision face à son traumatisme. Une manière de ne pas se complaire dans son malheur, ne pas se positionner en victime face aux autres. L’écriture, dessin et autres arts créatifs deviennent souvent un subterfuge.

 

Quels sont les outils pour traverser l’épreuve et devenir résilient ?

Tout d’abord la confiance en soi correspond aux aptitudes et qualités que nous avons tous pour mettre en place ce que nous souhaitons :

  • Exprimer ses opinions, ses besoins : être connecté à ses émotions et connaitre sa vulnérabilité émotionnelle.
  • Avoir une image positive de soi et une attitude positive : vous serez plus fort lors d’une épreuve parce que bienveillant à votre égard. Gratitude, patience, empathie… améliorent la résolution de problèmes et génèrent des émotions saines.
  • Donner du sens et prendre le contrôle : être convaincu de sa capacité à influencer son parcours, avoir des intentions, se fixer des objectifs et des perspectives de développement.
  • Passer à l’action : prendre des initiatives, planifier, agir et anticiper les conséquences (imaginer un plan B)
  • S’extérioriser : reprendre contact avec l’environnement extérieur et la vie sociale pour reconstruire. Accepter de s’exprimer, de partager, de témoigner est une ressource insoupçonnable au service de soi et des autres (relations, amis, famille).
  • Demander de l’aide et cultiver la bonne relation familiale.
  • Avoir une bonne hygiène de vie : entretenir son corps, développer des qualités physiques et sportives dans un esprit de bientraitance.
  • Faire preuve d’ouverture culturelle et encourager le partage des savoir-faire traditionnels et bienfaisants.
  • Développer une joie de vivre : apprendre ou réapprendre à rire sur l’instant présent.

 

La faculté de reprendre son pouvoir s’apprend, notamment par des techniques de gestion du stress et de développement de la confiance en soi. Devenez souple et développez une attitude positive ; vous serez ainsi mieux outillé pour traverser les épreuves avec résilience.

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